|
> Lorsqu’il y a des craintes d’abus sexuel :
Kaléidos recueille le témoignage de l’enfant présumé abusé et évalue ses besoins
L'abus sexuel se déroule habituellement dans la clandestinité. Il n'y a donc pratiquement jamais de témoins. Le plus souvent, les seuls éléments de preuve se résument à la déclaration de l'enfant lui-même. Il convient donc d'évaluer avec rigueur la validité de cette déclaration pour ensuite déterminer quelles sont les mesures d'aide et de protection à mettre en place.
La méthode d'Analyse de la Validité d'une Déclaration (AVD)
Il s'agit d'une procédure systématique semi-standardisée développée au cours des dernières décennies par plusieurs équipes de chercheurs. Ceux-ci ont prouvé que l'utilisation rigoureuse de l'AVD permet de faire la différence, avec un taux de succès significatif, entre les déclarations des enfants basées sur des faits vécus et celles qui sont basées sur l'affabulation, le mensonge ou la suggestion.
Autres éléments d'analyse
D'autres éléments d'analyse doivent être pris en compte pour tenter préciser les besoins actuels de l’enfant :
-
le vécu de l’enfant dans son contexte de vie actuel et la présence éventuelle de symptômes spécifiques à l’abus sexuel
-
l'analyse des facteurs de risque et de protection présents pour l'enfant ;
-
l'analyse des hypothèses alternatives à l'abus sexuel.
> Lorsqu’un abus sexuel s’est produit dans la famille :
Kaléidos propose une prise en charge
psycho-socio-éducative du mineur et de sa famille
Le Service d'Aide à la Jeunesse, le Service de Protection Judiciaire ou le Tribunal de la Jeunesse peuvent s’adresser à nous pour accompagner :
- Un mineur ayant subi des abus sexuels de la part d’un membre de sa famille (père, mère, beau-père, frère, grand-père, oncle, beau-frère, etc.) ou par extension, de son entourage très proche (ex. le meilleur ami de la famille), et dont le développement affectif, psychologique et social est compromis en raison de ce vécu d’abus sexuel ;
- Un mineur ayant commis des abus sexuels au sein de sa famille ;
- Les membres de la fratrie qui rencontrent aussi des difficultés en lien avec l’abus sexuel qui s’est déroulé au sein de leur famille ;
- Un mineur en état de souffrance ou de danger lié au vécu traumatique d’un parent victime d’abus sexuels dans l’enfance.
Pour venir en aide au mineur en danger, nous faisons appel à la collaboration des adultes :
- Le parent non abuseur :
- dont un ou plusieurs enfants ont été victimes au sein de la famille, ou par un familier ;
- dont un des enfants a abusé sexuellement d’un autre au sein de la famille ;
- L’adulte qui a abusé d’un enfant dans la famille, et qui reconnaît au moins minimalement l’existence des faits ;
- Le parent ayant été victime d’abus sexuels dans l’enfance qui rencontre des difficultés dans l’exercice de sa parentalité en lien avec cette expérience traumatique
|